Le patrimoine palestinien à l’honneur: l’artiste Najat El-Khairy au Musée des maîtres et artisans du Québec

Invitation à poser un regard optimiste sur la Palestine, l’exposition s’intitule « Le patrimoine palestinien… Ça se fête! » Un titre faisant écho à une saison festive, celle de la récolte des olives qui a lieu en septembre et en octobre. Montée par un groupe d’étudiants en muséographie de l’École du Louvre de Paris, l’exposition met en dialogue les oeuvres de l’artiste montréalaise et une collection d’objets patrimoniaux issus de son pays d’origine.

 Par Alexis Lapointe*

Hommage à la résistance d’une culture, il s’agit d’une tradition artistique continuant de porter fruit qu’on a l’occasion de découvrir dans les espaces de ce musée adjacent au Cégep de Saint-Laurent. Culture devenue dans le monde un emblème de résistance et qui sera célébrée dans un esprit convivial lors du vernissage, où musique, poésie et danse seront au rendez-vous.

« La récolte des olives est un moment de réjouissances puisqu’on la fait en famille, raconte Najat El-Khairy. L’exposition est un clin d’oeil à ce temps de festivités pour la Palestine. »

Khamsa

Najat El-Khairy est née en Palestine en 1948, l’année de la Nakhba. « La catastrophe » en arabe, c’est-à-dire l’expulsion de plus de 750 000 personnes de leurs terres lors de la création de l’État d’Israël. Si la catastrophe se poursuit encore aujourd’hui, l’artiste revendique ses racines par son art qui célèbre la Palestine.

« L’événement se veut lumineux, affirme celle qui a vécu en Égypte et en Arabie Saoudite avant de venir s’installer avec son mari à Montréal. Je souhaite restituer la profondeur de la culture palestinienne, sa beauté. »

Dans le contexte de l’exposition, une multitude d’oeuvres de l’artiste seront présentées de même que des objets patrimoniaux comme des bijoux, des textiles et certaines sculptures faites à partir de bois d’olivier. « Il s’agit de pièces que nous avons réunies par le biais de différents réseaux, indique-t-elle. Certaines d’entre elles viennent d’Amman, en Jordanie. »

Le travail pictural de l’artiste est multiple. Souvent, elle s’inspire de la broderie traditionnelle. Également, elle peint les montagnes d’oliviers, d’orangers ou encore Jérusalem. Autant d’oeuvres qui sont chargées de symboles. Un peu comme la khamsa – cette main tendue qui doit protéger du mauvais oeil, l’art serait peut-être un moyen d’assurer l’horizon?

Broderie historique

Grâce à la reconnaissance acquise par son art, Najat El-Khairy fait rayonner la culture palestinienne. En 2007, son travail a même fait l’objet d’une exposition au siège des Nations unies à New York.

D’ailleurs, le sens de l’histoire et de la narration se trouve certainement au coeur de l’oeuvre de Najat El-Khairy. On le rencontre même dans le travail qu’elle fait à partir de la broderie. « Les villageoises racontent des histoires avec leurs robes, révèle l’artiste palestinienne. Depuis des siècles, il y a des traditions qui s’écrivent au point de croix. »

Un héritage que transmet l’oeuvre de Najat El-Khairy. Sur céramique, elle peint les motifs de broderie propres à différents villages. « J’ai choisi la céramique pour ce travail de peinture parce qu’il s’agit d’une matière particulièrement solide, note-t-elle. C’est à l’image de la Palestine. »

Site Web de Najat El-Khairy : http://www.najat.ca

Page Facebook de l’événement : https://www.facebook.com/events/2100862563574367/

*Alexis Lapointe est rédacteur pour l’Association et étudiant en journalisme à l’Université de Montréal

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